La Moire d’Ohrid

Promesses

Grâce

Classé dans : G — 19 septembre, 2009 @ 4:58

Il ferme les yeux
pour soigner sa blessure
mais sa femme meurt pour mettre au monde
celle qui va sauver son peuple.

elle doit murir avant de devenir ce guerrier
comme il est écrit dans la prophétie.
apprendre à se battre, aimer,
vivre avec grâce, patience et simplicité.

Que devons-nous retirer de ce conte ?
Un chemin de connaissance pavé d’embûche ?
Devons-nous accepter d’être toucher pour vivre ?
Sais-tu siffler avec une feuille ?

Elle va rencontrer un homme évidemment,
lutter contre la confusion et la colére,
éviter les flammes et les trahisons,
comprendre la magie.
 

 

Voile sans vent

Classé dans : V — 15 octobre, 2009 @ 2:45

La porte se referme
ses pas dans l’escalier
le bruissement des feuilles
les ombres s’allongent
le silence son absence
en dernier lieu
l’écho d’un baiser délicat.

Bruissement

Classé dans : B — 18 mars, 2009 @ 4:38

La porte se referme,
ses pas dans l’escalier,
lz bruissement des feuilles,
les ombres s’allongent,
le silence, son absence,
en dernier lieu
l’echo d’un baiser délicat.

Baiser

Classé dans : B — 18 mars, 2009 @ 10:15

Ses lèvres fraîches
sur le coin de mes lèvres sèches,
baiser délicat,
celui qui rassure
pour celui qui attend.

J’ouvre les yeux,
annonce un sourire,
se sentir aimer
sans rien demander.

Est ce un murmure,
une fumée, un souffle,
La surface d’une eau
recouverte de brume ?

Gabriel Beronne

Cocon de plumes

Classé dans : C — 18 mars, 2009 @ 10:02

Me voila !
Six heure du matin,
les oiseaux chantent;
je suis passé chez elle lui laisser mon duvet
afin qu’elle puisse dormir à la belle étoile,
emmitouflé sagement bien au chaud
dans ce cocon de plumes.

Gabriel Beronne

D’éclairs et de si …

Classé dans : D — 17 mars, 2009 @ 7:53

Lumière blanche du petit matin,
pieds chauds sur parquet froid,
paupières gonflées de sommeil.

Elle prend son café,
première cigarette,
jusqu’au plafond la fumée ruisselle.

Ma main sur sa nuque,
mes doigts dans sa chevelure
parsemée d’éclairs et de si …

 - Sais-tu à quoi je songe ?

- Ma journée est déjà bien chargée, mon ange.

- J’aurais pu l’alléger, dommage …

Gabriel Beronne

Immortel

Classé dans : I — 17 mars, 2009 @ 6:47

Je bois une bière
posé à la terasse d’un café,
le regard plongé
dans ce bel après-midi
d’il y a quelques heures
dans lequel, essoufflé, fiévreux, assoiffé,
je me suis effondré de plaisir.

Savez-vous ce que j’ai pensé à ce moment précis ?

Je suis immortel !

Gabriel Beronne

 

Pieds et poingts liés

Classé dans : P — 17 mars, 2009 @ 5:23

Tout ce que j’ai appris
n’a fait que renforcer la fragilité
de mes certitudes.

Combien de fois me suis-je effondré,
pieds et poingts liés,
livré à la folie des Hommes ?

Serais-je capable de revivre ça,
de me relever,
rien que pour toi ?

Oui, sans l’ombre d’un doute.

Gabriel Beronne

 

Coquille de noix

Classé dans : C — 8 février, 2009 @ 4:21

On a ce que l’on a
quelques graines de joie,
des morceaux de soie
dans une coquille de noix.

C’est suffisant c’qu’on a
d’autres n’en ont pas,
il faut que tu me croies
tout c’que j’n'ai pas vaut moins que toi.

Gabriel Beronne
 

Ici

Classé dans : I — 8 février, 2009 @ 4:05

Ici nous serons
des parterres d’allusions,
des caresses, des sons,
de modestes illusions,
graines d’éffusions.

ici nous serons,
selon nos passions,
des seigneurs, des félons,
de frêles moutons,
paresses de lion.

Ici nous serons,
nos instincts, nos pulsions,
nos lunes, nos saisons,
ceux qui s’en vont,
nos malédictions.

Gabriel Beronne

Promesses

Classé dans : P — 8 février, 2009 @ 3:29

De sa chair humide
s’écoulait des gestes indécis
et de ses jambes en cascades
jaillissaient la pluie.

La plus belle des promesses
ressemblait à son étreinte,
comme un charme silencieux
posé sur l’écorce d’un songe.

Et ce parfum de jasmin
dans cette forêt de cédres
redonnait à l’automne
ses airs de jeune fille.

Gabriel Beronne

 

Tant de raisons

Classé dans : T — 20 décembre, 2008 @ 12:12

Je l’ai observé un long moment
puis doucement j’ai tiré le drap
sur ses fines et blanches épaules
et je me suis levé.

Les mains en forme de coupe,
j’ai déposé de l’eau fraîche sur mon visage,
volé quelques secondes au temps,
déjà tant de raisons d’aimer la vie.

Gabriel Beronne

Confidence

Classé dans : C — 19 décembre, 2008 @ 9:00

Me suis réveillé
avec une terrible envie
de l’embrasser
couvrir son corps de baisers,
l’imaginer, l’envisager.

Me suis levé,
les paupières lourdes,
l’esprit encore livré
au poids du sommeil,
je l’entends se préparer.

Dans le salon, prête à partir,
préssée toujours préssée,
dernier baiser, deux trois mots,
les clés sont sur la table,
me lance t-elle !

Chasser ses embruns
qui m’empêche de la voir,
pleine de fraîcheur, d’élan,
de finesse, un clin d’oeil,
ses pas dans la cage d’escalier.

Me suis nîché sur le canapé,
dans le tourbillon de l’attente,
vers cette force
qui me pousse,
ne cesse jamais d’y croire.

Je ferme les yeux,
le goût du présent,
j’ai hésité, j’aurais dû
lui murmurer à l’oreille
une vraie confidence.

Gabriel Beronne

Ma chance

Classé dans : M — 18 décembre, 2008 @ 8:43

Sans rien dire, je la regarde
poser son menton dans le creux de sa paume
et ce geste, voyez-vous, aussi simple soit-il,
me fait chanceler.

C’est une belle femme,
la chance est avec moi,
j’en ai toujours eu,
même quand je n’avais rien,
je pensais posséder la lune.

Elle l’ignore cependant c’est elle
qui fait de moi un homme
dans lequel je reconnais
l’enfant qui me fuit
et le vieillard
qui m’épaule.

Gabriel Beronne

Absente

Classé dans : A — 17 décembre, 2008 @ 8:59

Ne voulant ni rentrer,
ni traîner dans les bars,
je suis passé chez elle,
j’ai ouvert la porte
et suis entré à pas feutré.

Personne, aucun bruit,
pas une voix, absente.

J’ai plongé mon nez
dans les plis de sa robe noire,
sentir son odeur me force à croire
qu’elle viendra me rejoindre
cette nuit, en secret, par surprise.

Puis j’ai commandé une pizza
et passé la soirée devant la télé.

A défaut de me blottir contre elle,
me suis contenter
de m’endormir dans son lit,
seul, à sa place, en guise
de réconfort.

Gabriel Beronne

Cap Horn

Classé dans : C — 16 décembre, 2008 @ 12:20

Me suis réveillé au zénith,
mes pensées virevoltaient,
lucioles et feu follets
sous une aurore nonchalante.

Devons nous lever l’ancre ?
Nous lancer dans un mélange de cuivre et d’ivoire ?

Nos ombres survoltées,
nos chairs salées,
le vent se lève, les vagues, la houle,
le navire tangue, chavire, bascule …

Veux-tu franchir le Cap Horn ?

Prétentieux, me lance t-elle !

Gabriel Beronne

Libre

Classé dans : L — 15 décembre, 2008 @ 9:17

Ce matin sous un soleil pudique,
j’ai suivi un refrain qui m’a fait atterir
devant un kiosque à musique.

Il y avait sur la place un concert de Strauss
et j’ai mimé en souriant quelques pas de valse
devant deux charmants petits vieux sur un banc
surpris et amusés de me voir faire l’enfant.

Devant la vieille dame, je me suis incliné,
je l’ai invité à se lever et nous avons tourné
à lents pas glissants autour de ce banc nacré.

Et bien que Strauss ne soit pas celui que je préfère,
s’il y ni avait pas eu de chiens sur cette terre,
j’aurais embrassé une bouche d’incendie,
tellement je me sentais heureux, libre, en vie.

Gabriel Beronne

Fragile

Classé dans : Non classé — 14 décembre, 2008 @ 9:29

Dans le creux de son pull,
j’y mettais mon nez
quand il faisait froid et gris.

Je vous parle de cette fille
transparente comme l’aile d’une libellule,
immense bulle fragile et radieuse.

Gabriel Beronne

Vanille

Classé dans : Non classé — 14 décembre, 2008 @ 8:49

Ce dont j’ai envie !

Sur ton chevet repose
une huile à la vanille,
douce, légère, évanescente,
celle que tu préfères.

J’aimerais te vaporiser quelques ondées,
caresser tes épaules, tes seins, tes cuisses, …

Gabriel Beronne

Nos demoiselles

Classé dans : Non classé — 14 décembre, 2008 @ 8:38

Qu’importe l’heure !

Je viendrais te chercher,
nous irons dans ce restaurant
avec cet aviron du début du siecle
suspendu au-dessus de nos têtes.

Il y a là-bas, accrochés aux murs
des tableaux à l’huile sur bois,
des sculptures posées sur le bar
représentant des corps enchevêtrés.

J’oubliais la musique,
aérienne, sensuelle,
Aretha Franklin,
Duke Ellington,
Louis Armstrong,
Miller, Parker, Gershin, …

Et tranquillement, nous rentrerons,
j’ignore comment sera la lune …

Pleine, je l’espère,
de promesses, de désir,
de plaisir, d’étoiles,
nos demoiselles d’honneur.

Gabriel Beronne

 

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